Joint au volant: la contre-enquête
Libération s'est procuré les résultats de l'enquête commandée par le gouvernement sur le lien entre usage de drogues et accidents de la route. L'étude montre qu'un type qui fume un joint est aussi dangereux au volant qu'un type qui a entre 0,2 et 0,5 grammes d'alcool par litre de sang, soit en dessous du seuil de tolérance légal. Le 3 janvier 2003, la droite faisait voter une loi qui punit de deux ans de prison un fumeur au volant, qu'il ait enquillé 1, 2 ou 5 joints.
Le quotidien termine sur l'embarras du gouvernement, pris à contre-pied par les résultats de l'enquête, malgré des “pressions sur les auteurs“. Les conclusions de l'étude seront en tous cas difficiles à mettre en doute. Tellement sûre de son affaire, la droite avait décidé au printemps de soumettre les résultats au comité de lecture du prestigieux British Medical Journal.
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