Amnesty International dénonce l'ampleur "effroyable" des violences sexuelles en Côte d'Ivoire
Amnesty International (AI) a dénoncé, jeudi 15 mars, l'ampleur "effroyable" des violences sexuelles subies en Côte d'Ivoire, qui concernent, selon l'organisation de défense des droits de l'homme"des centaines – si ce n'est des milliers – de femmes et de jeunes filles". Il s'agit "d'agressions sexuelles et de viols à grande échelle, parfois systématiquement perpétrés par des groupes de combattants", indique Véronique Aubert, directrice adjointe pour l'Afrique. "Nous ne pouvons qu'aboutir à la conclusion que les forces de sécurité gouvernementales et les groupes d'opposition armés ont eu recours à ces crimes dans le cadre d'une stratégie délibérée visant à instiller la terreur à la population civile", accuse Véronique Aubert.
Selon un rapport de l'organisation publié jeudi, de nombreuses Ivoiriennes sont victimes de viols en réunion ou sont enlevées pour devenir les esclaves sexuelles des combattants. Ce qui aurait pour effet d'aggraver de manière "substantielle" la crise du sida en Côte d'Ivoire, même si aucune statistique n'est disponible en la matière.
"Le viol est souvent accompagné de coups et de torture – souvent commis en public et en présence de membres de la famille", voire à côté des corps sans vie de membres de leur famille, a ajouté l'organisation de défense des droits de l'homme, relevant que des fillettes de 10 ans faisaient partie des victimes.
VIOLS "COMMIS EN TOUTE IMPUNITÉ"
Ces femmes sont en majorité ciblées pour des raisons ethniques ou politiques : en tant que "symboles de l''honneur de leurs communautés, des femmes ont été violées par des agresseurs qui cherchaient à humilier les victimes, les hommes membres de leur famille ainsi que l'ensemble de la communauté à laquelle ces femmes appartenaient", a relevé Mme Aubert.
"A notre connaissance, aucun des auteurs de ces crimes n'a jamais été traduit devant la justice", a déploré la responsable d'Amnesty. Elle rappelle que"le viol et les autres formes de violence sexuelle commis par des combattants au cours d'un conflit armé (...) sont qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre aux termes du droit pénal international, et [qu']ils doivent être traités comme tels".
Selon un rapport de l'organisation publié jeudi, de nombreuses Ivoiriennes sont victimes de viols en réunion ou sont enlevées pour devenir les esclaves sexuelles des combattants. Ce qui aurait pour effet d'aggraver de manière "substantielle" la crise du sida en Côte d'Ivoire, même si aucune statistique n'est disponible en la matière.
"Le viol est souvent accompagné de coups et de torture – souvent commis en public et en présence de membres de la famille", voire à côté des corps sans vie de membres de leur famille, a ajouté l'organisation de défense des droits de l'homme, relevant que des fillettes de 10 ans faisaient partie des victimes.
VIOLS "COMMIS EN TOUTE IMPUNITÉ"
Ces femmes sont en majorité ciblées pour des raisons ethniques ou politiques : en tant que "symboles de l''honneur de leurs communautés, des femmes ont été violées par des agresseurs qui cherchaient à humilier les victimes, les hommes membres de leur famille ainsi que l'ensemble de la communauté à laquelle ces femmes appartenaient", a relevé Mme Aubert.
"A notre connaissance, aucun des auteurs de ces crimes n'a jamais été traduit devant la justice", a déploré la responsable d'Amnesty. Elle rappelle que"le viol et les autres formes de violence sexuelle commis par des combattants au cours d'un conflit armé (...) sont qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre aux termes du droit pénal international, et [qu']ils doivent être traités comme tels".
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