«Une victoire morale»
Dans un entretien à L'Equipe, Marc Madiot, le directeur sportif de la Française des Jeux, est revenu sur la victoire de Frédéric Guesdon dans Paris-Tours et dresse un état des lieux de son sport qu'il estime en danger.
«Je trouve que la victoire de Guesdon est très morale, précise t-il. Il a traversé toutes les tourmentes que nous avons connues ces dix dernières années avec la même rigueur, sans jamais renoncer à son idéal (...) Je suis sûr que ce succès aura un impact sur les jeunes.»
Interrogé pour savoir si tous les coureurs étaient tous à l'eau claire, le technicien français estime que certains, autre que Guesdon, gagnent des courses en étant propres. «Peu-être pas dans toutes les classiques, explique t-il mais dans certaines classiques, je veux y croire.» En revanche, il reste plus circonspect sur les Grands Tours «où si l'on regarde ces dernières années, tous les vainqueurs sont tombés.»
Concernant l'éviction de Jan Ullrich et Ivan Basso sur le dernier Tour de France, Madiot ne mâche pas ses mots : «J'ai poussé pour qu'on les mette dehors et que surtout ils ne soient pas remplacés (...) Ullrich et Basso ont pris de l'argent dans le cyclisme, un maximum. Et d'ajouter : «La fin d'Ullrich est morale, on l'oubliera vite, si ce n'est déjà fait, comme on a déjà oublié Armstrong.»
Enfin pour relancer l'intérêt de son sport, il préconise des mesures radicales pour lutter contre le dopage mais aussi sur le plan sportif «en supprimant l'oreillette de manière à redonner aux courses leur véritable identité. Sinon les gens vont se lasser car toutes les courses se ressemblent.»
«Je trouve que la victoire de Guesdon est très morale, précise t-il. Il a traversé toutes les tourmentes que nous avons connues ces dix dernières années avec la même rigueur, sans jamais renoncer à son idéal (...) Je suis sûr que ce succès aura un impact sur les jeunes.»
Interrogé pour savoir si tous les coureurs étaient tous à l'eau claire, le technicien français estime que certains, autre que Guesdon, gagnent des courses en étant propres. «Peu-être pas dans toutes les classiques, explique t-il mais dans certaines classiques, je veux y croire.» En revanche, il reste plus circonspect sur les Grands Tours «où si l'on regarde ces dernières années, tous les vainqueurs sont tombés.»
Concernant l'éviction de Jan Ullrich et Ivan Basso sur le dernier Tour de France, Madiot ne mâche pas ses mots : «J'ai poussé pour qu'on les mette dehors et que surtout ils ne soient pas remplacés (...) Ullrich et Basso ont pris de l'argent dans le cyclisme, un maximum. Et d'ajouter : «La fin d'Ullrich est morale, on l'oubliera vite, si ce n'est déjà fait, comme on a déjà oublié Armstrong.»
Enfin pour relancer l'intérêt de son sport, il préconise des mesures radicales pour lutter contre le dopage mais aussi sur le plan sportif «en supprimant l'oreillette de manière à redonner aux courses leur véritable identité. Sinon les gens vont se lasser car toutes les courses se ressemblent.»
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