Des chercheurs veulent déclencher une "guerre civile" chez des fourmis
Des chercheurs américains pensent avoir trouvé le moyen de déclencher une véritable "guerre civile" pour limiter les dégâts d'une colonie géante de fourmis allogène et envahissante en Californie (ouest), a rapporté vendredi le Los Angeles Times.
Ces fourmis originaires d'Argentine, débarquées en Amérique du nord en 1891 via un cargo à La Nouvelle-Orléans (Louisiane, sud) ont colonisé une grande partie des Etats-Unis, dont la Californie de San Diego (sud) au comté de Sonoma, à 800 km plus au nord, provoquant notamment d'importants dégâts aux cultures.
Les individus de cette espèce se reconnaissant entre eux grâce à leur odeur, l'idée du biologiste Neil Tsutsui et du chimiste Kenneth Shea, de l'Université de Californie à Irvine (UCI), au sud-est de Los Angeles, a été de modifier subtilement cette odeur pour faire croire aux fourmis qu'elles étaient en présence d'ennemis à abattre.
"Nos résultats préliminaires semblent montrer qu'en manipulant les substances chimiques (sur les fourmis), nous pouvons interrompre leur coopération, et en fait provoquer une guerre civile à l'intérieur de ces colonies géantes", a affirmé M. Shea jeudi lors du congrès de la Société américaine de chimie à San Francisco, selon le L.A. Times.
Selon les chercheurs de l'UCI, les 1.200 fourmis cobayes ainsi traitées se sont battues, voire décapitées.
Ces fourmis originaires d'Argentine, débarquées en Amérique du nord en 1891 via un cargo à La Nouvelle-Orléans (Louisiane, sud) ont colonisé une grande partie des Etats-Unis, dont la Californie de San Diego (sud) au comté de Sonoma, à 800 km plus au nord, provoquant notamment d'importants dégâts aux cultures.
Les individus de cette espèce se reconnaissant entre eux grâce à leur odeur, l'idée du biologiste Neil Tsutsui et du chimiste Kenneth Shea, de l'Université de Californie à Irvine (UCI), au sud-est de Los Angeles, a été de modifier subtilement cette odeur pour faire croire aux fourmis qu'elles étaient en présence d'ennemis à abattre.
"Nos résultats préliminaires semblent montrer qu'en manipulant les substances chimiques (sur les fourmis), nous pouvons interrompre leur coopération, et en fait provoquer une guerre civile à l'intérieur de ces colonies géantes", a affirmé M. Shea jeudi lors du congrès de la Société américaine de chimie à San Francisco, selon le L.A. Times.
Selon les chercheurs de l'UCI, les 1.200 fourmis cobayes ainsi traitées se sont battues, voire décapitées.
Publicité