La justice sans ordinateur
C'est le genre de truc qui doit rendre fou la police. Après plusieurs années d'enquête, d'infiltrations et de filatures, les policiers de Kimberley, dans le centre de l'Afrique du Sud, ont arrêté onze suspects dans une affaire criminelle dont on ne connaît pas la teneur.
L'audience se tenait en fin de journée, et la juge Kubashni Padayachee était crevée de ses journées ultra-chargées. C'est alors qu'un réflexe syndical l'a fait péter les plombs. Elle s'est levée et a crié: "Après être restée assise pendant six heures d'audience, j'ai faim, je suis fatiguée, mes pieds me font mal et j'ai soif. Je ne suis qu'un être humain, pas une machine, alors fichez-moi la paix!"
Elle a libéré tous les prévenus avant de rentrer chez elle, en critiquant le tribunal, qui aurait dû placer les affaires graves en matinée. Le ministère de la Justice a demandé une enquête et les flics sont repartis à la recherche des onze types, dont un violeur présumé. Peut-être qu'avec l'ordinateur des tribunaux chinois...