La Bretagne en pointe pour la deuxième journée anti-CPE de la semaine

Publié le par Gou

Pour la deuxième journée d'action orchestrée par les organisations opposées au contrat première embauche (CPE), jeudi 16 février, l'ouest de la France a de nouveau été à la pointe de la mobilisation. La calendrier des vacances scolaires a sans doute beaucoup à faire dans le degré de participation, car les congés ne démarrent que le 18 février dans les académies de Rennes et Nantes, contrairement aux académies des zones A et B où étudiants et lycéens sont déjà en vacances.
Quelque 3 000 personnes selon la police, 12 000 selon le syndicat lycéen FIDL, essentiellement des lycéens et des étudiants, ont manifesté à Rennes (Ille-et-Vilaine) – où la faculté de sciences humaines est bloquée depuis le 8 février – pour réclamer le retrait du CPE. Ils étaient déjà 6 000 à 15 000 lors de la première journée de mobilisation de la semaine, mardi 14 février. Au milieu des drapeaux de la LCR, des Jeunesses communistes, de Sud et de la CNT, les manifestants ont rebaptisé le CPE "contrat premières emmerdes" et brandi des fac-similés de cartes électorales barrées d'un "je vote contre le CPE".

UNE "OLA" DES UNIVERSITÉS


A Brest, environ 400 étudiants ont investi un McDonald's, "premier employeur", selon eux, de salariés précaires en France. L'occupation du restaurant se passe "plutôt bien, dans une ambiance bon enfant", d'après le directeur, qui a souligné que "les jeunes se trompent. On travaille avec des gens en contrat à durée indéterminée".

Malgré un nombre de manifestants moindre, la manifestation bretonne la plus spectaculaire est sans doute celle qui s'est déroulée dans la matinée du 16 février devant la sous-préfecture de Lannion, ville universitaire où l'IUT est en grève depuis le 10 février. Entre 300 et 400 étudiants et lycéens ont bloqué les entrées du bâtiment administratif dès 6 heures du matin en empilant des parpaings pour former un mur d'environ deux mètres de hauteur et quatre mètres de largeur. Ils ont ensuite mis le feu à des palettes et lancé des œufs sur la façade du bâtiment. Du papier-toilette et des banderoles anti-CPE ont été accrochés sur les grilles.

Pour que la mobilisation reste forte chez les étudiants, les organisateurs de la manifestation de Rennes espèrent que d'autres villes prendront le relais pendant qu'eux seront en vacances, "dans une 'ola' des universités". Le but est de "rester mobilisés jusqu'à la journée d'action du 7 mars" et de parvenir alors à une mobilisation nationale d'ampleur.

Le Monde
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Publié dans Actualité

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