Lundi 9 juillet 2007
Lancer de sièges de lunettes de toilettes, orgies de bière ou concours de boue... le sud profond américain a organisé samedi des jeux olympiques à son image pour célébrer les délices de sa culture "redneck".

Pour la plupart des Américains, le terme "redneck" (littéralement "cou rouge") est une insulte qui désigne un "plouc" du sud rural, un Blanc souvent raciste, qui vit dans un préfabriqué, chique du tabac, chasse les écureuils et fait rôtir au barbecue les animaux qu'il a percutés avec son pick-up (camionnette) déglingué.

Mais pour les "ploucs" en question, c'est un titre de gloire. "Etre un +redneck+ est un héritage, c'est comme cela que nous sommes nés et que nous avons été élevés, c'est un mode de vie", explique Rick Humphrey, directeur de la radio locale qui organise les "Jeux d'été redneck de Géorgie".

La manifestation se déroule chaque année à East Dublin, dans le coeur rural de l'Etat, depuis 1996. Cette année-là, Atlanta, la métropole voisine, accueillait les Jeux olympiques, et l'idée était montrer à quoi ils auraient ressemblé si les gens du cru avaient eu leur mot à dire.

Samedi, la mascotte des jeux, un homme sans aucune dent, connu avant tout pour sa capacité à toucher son nez avec sa lèvre inférieure, a solennellement allumé, sous les hourras du public, une torche décorée de canettes de bière.

Epreuve phare de la journée: le concours de boue. Les participants doivent se jeter dans une mare en essayant de projeter le plus de boue possible autour d'eux. Les ventres ronds sont avantagés, mais ils sont nombreux, et le vainqueur remporte un trophée en forme de canette de bière écrasée.

Pour Rick Humphrey, la journée est à la fois une célébration et une auto-dérision de la culture "redneck", même si chacun semble avoir une opinion différente sur ce qui fait un "redneck".

L'une des épreuves consiste ainsi à plonger sa tête dans une bassine d'eau pour récupérer, sans s'aider de ses mains, des pattes de porc crues, censées évoquer les pieds de porc marinés servis dans la plupart des bars du sud américain.

Une chose est certaine -- et le concours de lancer de lunettes de toilettes le démontre -- le bon goût et la distinction ne sont pas de mises dans cette manifestation et les participants en sont fiers.

"Je suis une +redneck+ parce que je bois de la bière, je fais la fête et que je ne m'en fais pas pour grand-chose", explique Brenda Cross, une femme aux proportions généreuses et à l'âge indéterminé, qui vend de la couenne de porc frite à la foire.

La connotation politique est aussi très marquée avec l'omniprésence, depuis les bikinis jusqu'aux voitures, du drapeau confédéré, derrière lequel s'étaient ralliés les Etats du sud lors de la guerre de Sécession dans les années 1860, en partie parce qu'ils voulaient maintenir l'esclavage.

"Pour certains, un +redneck+ c'est simplement un rural du sud. Pour d'autres, c'est un Blanc dégénéré. Pour les Noirs, c'est le gars qui avait l'habitude de faire claquer le fouet", explique Bobby Johnson, qui tient le stand de l'ultra-conservatrice Ligue du Sud.

Mais pour Rick Humphrey, l'intérêt de ces jeux, c'est surtout que rien ne peut vraiment aller de travers, "parce que ce n'est qu'un tas de +rednecks+ qui boivent de la bière, sautent dans la rivière et ne s'inquiètent de rien".
Vendredi 6 juillet 2007

Un mythe s’effondre, et un nouveau stéréotype mord la poussière : selon une étude menée par l’équipe de Matthias Mehl, professeur de psychologie à l’université d’Arizona, les filles ne sont pas plus bavardes que les garçons.

L’expérience est simple : les chercheurs ont placé des microphones sur 396 étudiants d'université pour des périodes allant de deux à 10 jours. Ils ont échantillonné leurs conversations et calculé combien de mots ils utilisaient par jour.

Les résultats : 16 215 mots pour les filles, 15 669 pour les garçons, soit un écart de 546 mots, jugé « statistiquement insignifiant » par les chercheurs.

En effet, « qu’est-ce qu’une différence de 500 mots lorsque l’écart entre les plus bavards et les moins bavards est de 45 000 mots ? », a fait remarquer Mehl.


NB: pour celles ou ceux qui penseraient qu'il s'agit là d'une expérience sexiste, le coauteur James W. Pennebaker, président du département de psychologie à l'Université du Texas, a indiqué que les chercheurs ont rassemblé ces enregistrements dans le cadre d'un plus grand projet : comprendre comment les gens sont affectés lorsqu’ils parlent de leurs expériences émotionnelles.

Lundi 2 juillet 2007

Au Nigeria, le prix des machettes a été divisé par deux depuis la fin des élections d’Avril. En effet, la News Agency of Nigeria (NAN) a annoncé qu’il semblerait que les politiciens véreux aient de moins en moins à en appeler aux voyous pour faire valoir leurs idées…

Après examen des variations de prix, la NAN a constaté qu’une machette de bonne qualité coûte aujourd’hui 3$, contre 6$ avant les élections d’Avril, élections qui avaient été gâtées par une série d’évènements violents.

C’est une enquête sur les prix des machettes, l’arme la plus populaire parmi les malfrats, qui a mis en évidence cette baisse. Bien sûr, les machettes sont principalement utilisées pour l'agriculture au Nigeria, mais elles sont également très prisées par les gangsters politiques.

Usman Masi, un commerçant cité par la NAN, confirme qu’ « avant les élections, je vendais au moins sept machettes par jour. Aujourd’hui, j’ai même du mal à en vendre une seule ».

Le Nigeria est revenu à des lois civiles en 1999 après trois décennies d’autorité militaire, mais la violence reste caractéristique de sa lasse politique, et a fortiori pendant les périodes d’élections. Pendant les élections d’Avril, au moins 200 personnes avaient été assassinées.

Et en France, les prix chez Karcher ?

Vendredi 29 juin 2007
Les revenus des ménages les plus riches de France ont crû beaucoup plus vite que les autres entre 1998 et 2005, d'après une étude de l'Ecole d'économie de Paris révélée, vendredi 29 juin, par Libération. Les 1 % les plus riches, soit 350 000 foyers, ont vu leur revenu augmenter de 19 % au cours de la période, contre une hausse de 5,9 % du revenu moyen des ménages français.

L'étude, élaborée par l'économiste Camille Landais à partir de données fiscales fournies par l'administration, fournit un degré de détail inédit de l'évolution des revenus les plus élevés. Plus on s'élève dans l'échelle de la richesse, plus la hausse est importante. Elle atteint 32 % chez les 0,1 % les plus riches, et 42,6 % chez les 0,01 % les plus riches (3 500 foyers), toujours entre 1998 et 2005. Camille Landais analyse : "L'évolution de la Bourse n'y est pour rien. Cela s'explique par le fait que les entreprises versent des dividendes de plus en plus importants à leurs actionnaires."

EN DÉCALAGE AVEC LE DIAGNOSTIC DE L'INSEE


Libération
souligne que ce constat est en décalage avec les données fournies par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cet institut se contente en effet de présenter l'évolution de l'écart entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres de la population française, et conclut à une réduction importante et constante du fossé depuis la fin des années soixante-dix. Pascal Chevalier, chef de la division revenu et patrimoine de l'Insee, constate : "On n'a rien trouvé de significatif qui prouverait une explosion des inégalité en France." Il relève cependant que les conclusions de Camille Landais ne sont pas incompatibles avec les résultats de l'Insee, "simplement parce qu'on n'est jamais descendu dans un niveau aussi fin d'analyse chez les hauts revenus".

En France, 3,6 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2004, selon l'Insee, soit avec moins de 657 euros par mois.
Jeudi 28 juin 2007

Nicolas Sarkozy crée les conditions d’un dialogue avec les syndicats.

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